Mode de vie

La Vie Antillaise

La vie antillaise est inimaginable sans musique : Celle-ci est partout présente, rythmant chaque heure du jour et de la nuit. Le « ragga » et le « zouk love » vous entraînent irrésistiblement dans la ronde : laissez-vous aller et entrez dans ces danses qui sont l’expression de l’âme et des sentiments, une vitalité qui se retrouve également dans la biguine ou même la mazurka.

Pendant le carnaval, une agitation met le feu à toutes les communes de l’île. La fête consiste surtout en une danse qui dure cinq jours. Cette liberté corporelle rend les Antillais gais et expansifs.

L’usage du ti-punch est un véritable rite de la vie antillaise, auquel on sacrifie de bonne grâce, de préférence dans un verre frappé à l’effigie des grandes distilleries qui portent le nom des vieilles familles créoles.

Les Antilles s’écoutent, se chantent, se visitent. On ne les fréquente pas uniquement pour se reposer et bronzer, car il est aisé de quitter les sentiers battus pour s’arrêter, boire un verre et discuter dans des communes toujours pittoresques et accueillantes.

On peut d’ailleurs également y apprécier les instants de solitude, en parcourant un espace infini entre le soleil et la mer, dans un océan bariolé de contrastes et d’étonnements. Tout ici n’est que plaisir : plaisirs de la paresse, de la ténacité, de la rencontre, de la musique, plaisir de parler, de caresser, de bondir, de rouler, de goûter, de humer, de toucher, de se joindre et de s’éloigner, plaisir non de survivre mais de vivre comme il vous plaît.

Le Créole

Le créole, une langue qui évolue

La tradition attribue au mot une origine espagnole (criollo) ou portugaise (crioulliou), ces deux nations étant les précurseurs de la colonisation des Amériques. Le développement colonial du continent américain est relativement assez rapide, si bien que des structures administratives et sociales se mettent en place pour devenir de plus en plus complexe. D’autres nations emboîtent le pas, principalement au XVIIè siècle : les espaces géographiques se retrouvent partagés.

Comme toute émigration, les individus, dont le nombre augmente avec des vagues successives d’arrivées, commencent à se distinguer de leurs cultures d’origines, surtout leurs descendances qui ne connaissent que leur nouvel environnement. C’est ainsi que l’on commence à parler de « créole » pour les définir, mais très rapidement, le mot gagne en contenance afin d’englober toute la culture coloniale, enrichie par les différentes nations européennes et africaines.

La déportation massive des originaires du continent africain, issus de pays et peuplades différentes, est particulièrement importante, d’autant plus que les captifs parlant la même langue étaient systématiquement séparés pour des raisons évidentes de sécurité. Bien qu’alimentés régulièrement par de nouveaux, leurs descendants ne connaissent que le lieu où ils sont nés. A partir de là, il est facile de s’imaginer l’incroyable mosaïque qui s’est formée. Rajoutez à cela les Amérindiens et les colons eux-mêmes qui étaient souvent issus des campagnes de leurs pays respectifs, à une époque où la langue du palais n’est pas forcément bien implantée en dehors de la capitale.

La déportation massive des originaires du continent africain, issus de pays et peuplades différentes, est particulièrement importante, d’autant plus que les captifs parlant la même langue étaient systématiquement séparés pour des raisons évidentes de sécurité. Bien qu’alimentés régulièrement par de nouveaux, leurs descendants ne connaissent que le lieu où ils sont nés. A partir de là, il est facile de s’imaginer l’incroyable mosaïque qui s’est formée. Rajoutez à cela les Amérindiens et les colons eux-mêmes qui étaient souvent issus des campagnes de leurs pays respectifs, à une époque où la langue du palais n’est pas forcément bien implantée en dehors de la capitale.

Religion

La religion catholique est omniprésente, par ses églises, dans chaque village. On compte également deux cathédrales. La diversité est telle qu’on ne se limite pas au culte catholique, vaudou ou animiste : les sectes se taillent une belle audience, comme les témoins de Jéhovah, les adventistes du septième jour et bien d’autres encore. Les hindous ont conservé leurs rites. La religion juive est également représentée ainsi que l’islam plus timidement. Le mélange est assez détonant et participe de près à la vie quotidienne, chaque geste, chaque événement ou cérémonie ayant sa part de spiritualité.

Croyances

Elles ont des répercussions au quotidien, induisant une philosophie du type « carpe diem », qui consiste à profiter de l’instant puisque le bonheur, éphémère par essence, peut être interrompu de mille façons. On craint Madame Pelée, le volcan qui peut vous engloutir, Monsieur le Vent, qui est parfois si violent ; il est vrai que les phénomènes naturels, cyclones, raz de marée, éruptions, font tout pour renforcer ces croyances en l’agitation incontrôlable et inexplicable des éléments. En Martinique, la faille sous-marine, d’une dizaine de mètres de largeur, de Tartane, à l’est, à Saint-Pierre, à l’ouest, est un autre motif de méfiance devant les caprices d’une nature paranormale

Superstitions

Elles sont le reflet de l’histoire et des composantes diverses de la population. Haïti n’est pas loin, et les cultes vaudous ont trouvé ici une forme d’écho. Des guérisseurs, des diseurs de bonne aventure, des marabouts et pas mal de charlatans ont véhiculé un langage secret entre le prêche et l’incantation, entre le miracle et la magie noire. Une chose est certaine, le sujet est encore doublement tabou, et les Antillais font souvent semblant de ne rien savoir sur la question, ou l’éludent en parlant d’histoire ancienne. On évoque ces vieux sorciers, les « quimboiseurs », qui persuadent et sont persuadés de la qualité de leurs fluides pour faire revenir l’être aimé ou guérir les panaris. Les « z’esprits », les « zombis », fameux morts-vivants qui terrorisent les âmes sensibles dans les films de série B sont également les protagonistes habituels de la mythologie antillaise.Ces croyances ont cependant tendance à s’étioler face aux exigences de la vie moderne.

 


 

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